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En
dépit de l’important et cultissime succès de la West Coast durant les
années 90, E-40 n’a jamais pris part à la tendance malgré un style de
plus en plus manifeste et un travail de plus en plus étincelant. Bien sur,
son style de rap étrange l’a immédiatement mis à part des conventions
traditionnelles du rap, ce qui explique en partie pourquoi la tendance générale
n’a jamais prêté attention à sa musique. Pour faire ses nombreuses
réussites, le rappeur de la Baie s’est d’abord fait un nom lui-même
pour son habileté à s’approcher d’un jargon familier, un langage qui
lui est propre. Ses innombrables phrases argotiques de sa propre invention
sont complémentaire à son flow également unique, caractérisé par des
variations de vitesse et d’intonation. De plus, E-40 s’est aussi mis à
l’écart en créant de nombreux alter-egos de lui-même (Charlie Hustle,
Forty Fonzarelli, 40-Watter, etc), ce qui a démontré que sa créativité
n’était pas si limitée que ça.
Après
avoir commencé son propre label signant un deal avec Jive Records, et
sortant un nombre de ses impressionnants albums qui furent descendus par les
critiques, E-40 est toujours resté parmi les artistes cultes de la fin des
années 90. Grandissant dans la Baie Californienne, Earl Stevens idolâtrait
Too $hort, le prodige prolifique d’Oakland qui a passé des années à
distribuer des K7 à travers la Californie durant les années 80 avant même
que la scène West Coast existait. Á l’aube des années 90, Stevens
faisait de même, luttant en tant que rappeur à l’époque où rapper ne
ressemblait même pas à une probable profession, particulièrement pour un
jeune homme obèse venant de la Baie.
Il
défia encore l’étrange en créant son propre label, Sick Wid' It, et traçât
son chemin dans le rap game. Après deux albums qu’il sortit lui-même et
qui devinrent les préférés des fans, (Federal et surtout In a Major Way),
Stevens signât un deal avec Jive, ce qui le propulsa au développement hors
de la Baie qu’il espérait, comme Too $hort l’avait fait quelques années
plutôt après avoir signé lui aussi avec Jive. Le premier album de E-40
distribué par Jive, Tha Hall of Game, était vraiment impressionnant, son
plus méticuleux en date, mais na pas obtenu le succès attendu.
Deux
ans plus tard, en 1998, il revient avec un double-album de mammouth, The
Element of Surprise, qui était remplit de morceaux impressionnant et qui
finalement a été une épopée, pour son plus grand plaisir. Toujours
pas satisfait, Stevens revint rapidement avec Charlie Hu$tle, un album
autobiographique plein d’ambitions. L’album fut réussit et a rapidement
établit un contact avec les fans mais n’a pas été un gros succès. Avec
ça, il paraissait claire que le rap étrange de E-40 et son propre
dictionnaire sont un peu trop excentrique pour les masses. Son nouvel
album en 2000, Loyalty and Betrayal, fut toujours aussi impressionnant, débutant
n°18 dans les charts de pop, et prouvât que même si E-40 n’est pas une
superstar, il développa lentement sa portée avec chacun de ses très bons
albums. Le 9 juillet 2002, il sort Grit & Grind, son 8ème
album.

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| 1994
- The Mailman |
1994
- Federal |
1995
- In A Major Way |
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1996
- Tha Hall Of Game |
1998
- The Element Of Surprise |
1999
- Charlie Hu$tle - The Blue Print Of A Self Made Millionaire |
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2000
- Loyalty And Betrayal |
2002
- Grit & Grind |
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