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Master
P a créé un empire Hip Hop sans n'avoir jamais enregistré une grosse
attention dans la tendance générale. Pendant plusieurs années, il opéra
seulement dans le rap underground, avec éventuellement une apparition à la
surface au milieu des années 90 comme artiste et producteur qui savait
exactement ce que ses fans voulaient. Et ce qu’ils voulaient, c’était
du Gangsta Rap. Il en donna avec son label indépendant No Limit sous sa
forme la plus simple (paroles violentes et vulgaires, beats durs et
tranchants, synthétiseurs gémissants et basses épointées). Il n’était
pas un grand rappeur, pas plus que ceux de No Limit ; occasionnellement, ses
rappeurs étaient même dépourvus de talent et sans tact. Mais au
moment où les grands labels étaient en train de fuir la controverse causée
par le Gangsta Rap et quand le père du genre, DrDre, s’exclama que ce
style était mort, Master P resta en course, balançant album sur album de
Gangsta Rap pur et simple. Ils étaient enregistrés et emballés bon marché
et la plus part des disques de No Limit étaient interchangeables, mais peu
importe car Master P continua à faire de l’argent.
Convenablement
à quelqu’un qui opère hors du circuit conventionnel du Hip Hop, Master P
(né Percy Miller le 29 avril 1970) ne vient pas de villes traditionnelles
du rap comme New York, Los Angeles, Atlanta, Philadelphie ou San Francisco.
Master P était basé à la Nouvelle Orléans, une ville avec une grande
tradition musicale qui n’a cependant pas développé sa scène Hip Hop. La
ville a aussi des quartiers chauds donc un côté violent qui a affecté le
jeune Percy. Après le divorce de ses parents, il déménagea entre les
maisons de sa grand-mère paternelle à la Nouvelle Orléans et celle de sa
mère à Richmond, California. Durant son adolescence, il n’était pas
touché par les problèmes de drogue et la culture gangster mais il se livra
aussi à l’amour du Basketball. Grâce à ça, il obtenu une bouse à
l’université de Houston mais quitta l’école et déménagea à Richmond
où il étudia les affaires à Merritt Junior Oakland à côté de San
Francisco.
Á la fin des années 80, son grand-père meurt et lui lègue $10000 que
Master P investira dans No Limit. Á l’origine, No Limit était un magasin
de disque, pas un label. Pendant qu’il travaillait à No Limit, il se
rendu compte qu’il y avait une audience rap qui aimait les rythmes funky,
les beats des rues, demande qui n’était pas satisfaite par les grands
labels. Utilisant cette connaissance, il décida donc de faire de No Limit
un label en 1990. L’année suivante, il balance son premier album qui possède
un hit underground, Get Away Clean. Rapidement après, la
compilation West Coast Bad Boyz, sur laquelle figurent les rappeur Rappin
4-Tay et E-40 avant qu’ils ne soient nationalement connus, fut publiée et
fut présente pendant plus de six mois dans les charts. Ces deux albums étaient
signifiants avec les hits underground et confirmèrent ce que Master P
supposait (qu’il y avait une audience pour le rap hardcore, dur et sans
excuses).
Bientôt,
il déménagera No Limit à la Nouvelle Orléans et commença à se
concentrer pour faire des disques. Au milieu des années 90, No Limit développa
sa propre équipe de production, Beats by the Pound (comprenant Craig B.,
KLC et Mo B. Dick), chacun travaillant sur les publications du label. Et il
y en eût beaucoup, parfois dix en un an, toutes dirigées par Master P et
Beats by the Pound. Ils travaillèrent le son, parfois volant totalement des
chansons de hits récents. Ils dessinaient eux-même les couvertures des
albums, qui étaient de mauvaise qualité, pleines de couleurs criardes et
de mauvais goût. Ils travaillaient rapidement, enregistrant et publiant des
albums entiers en deux semaines d’intervalle. Ses productions incluaient
évidemment les propres albums de Master P.
99
Ways to Die fut publié en 1995 et Ice Cream Man apparaît l’année
suivante. Au moment où Ghetto Dope fut publié durant l’été 1997,
Master P avait fait de No Limit un mini-empire. Il n’avait pas de support
des radios ou de M.T.V. mais No Limit vendait beaucoup et TRU (un groupe
qu’il forma avec ses petits frères Silkk the Shocker et C-Murder) a
atteint avec l’album les top 10 des charts R&B. De plus, en 1997,
Master P réussi un grand coup en rachetant le contrat de Snoop Dogg à
Death Row Records. Le succès de Master P dans l’industrie de la musique
le poussa à faire I'm Bout It, une comédie dramatique autobiographique
nommé ainsi d’après le hit de Tru. Master P finançait ses productions
lui-même et quand il ne trouva pas de distributeur, il alla tout droit vers
le cinéma comme à l’été 1997. Son dernier film, I Got the Hook Up,
apparu dans les salles durant l’été 1998, en même temps que la sortie
de son album MP Da Last Don. Il continue en 2000 avec Ghetto Postage puis
toute fin 2001 avec son 8ème album en 7 ans, Gameface.

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| 1991
- Get Away Clean |
1992
- Mama's Bad Boy |
1994
- The Ghetto's Tryin' To Kill Me |
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| 1995
- 99 Ways To Die |
1996
- Ice Cream Man |
1997
- Ghetto D |
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| 1998
- MP Da Last Don |
1999
- Only God Can Judge Me |
2000
- Ghetto Postage |
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| 2001
- Gameface |
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